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Équateur, 6 nationalités différentes & 23 participants… L’école thématique “Écologie historique en Amazonie” !

La première édition de l’École Thématique «L’écologie historique en Amazonie» s’est déroulée du 19 au 27 août 2019 à la station de recherche Yasuni (PUCE) de l’Université pontificale catholique de l’Équateur (PUCE). Vingt-trois participants de divers pays et institutions scientifiques et universitaires y ont assisté. Le programme comprenait environ 50 heures de cours, de visites de terrain et d’activités réparties sur neuf jours.

13 étudiants de 6 nationalités différentes (Brésil, Pays-Bas, Équateur, Colombie, États-Unis, Royaume-Uni et Canada) ont participé à cette école thématique. En plus des étudiants, 10 conférenciers de 3 nationalités (Équateur, France, Brésil) étaient présents:

  • – Dr. André Braga Junqueira, Université autonome de Barcelone, Espagne
  • – Dr. Louise Brousseau, Institut de Recherche pour le Développement (IRD), France
  • – Dr. Rommel Montúfar, Université pontificale catholique de l’Équateur (PUCE), Équateur
  • – Dr. Guillaume Odonne, Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), France
  • – Dr. Gabriela Prestes Carneiro, Université fédérale d’Oeste do Para, Brésil
  • – Dr. Montserrat Rios, Université régionale Amazonica Ikiam, Équateur
  • – Dr. Stéphen Rostain, Centre national de la recherche scientifique (CNRS), France
  • – Dr. Myrtle Shock, Université fédérale d’Oeste du Brésil, Brésil
  • – M.Sc. Santiago Silva Lachard, Fondo d’Inversion Ambiante Sostenible (FIAS), Equateur
  • – Dr. Renato Valencia, Université pontificale catholique d’Équateur (PUCE), Équateur

Activité d’apprentissage et travail sur le terrain

Après 15 heures de bus et de canoës depuis Quito, tout le monde a enfin atteint la station de recherche de Yasuni. La station scientifique Yasuni était le lieu idéal pour accueillir cet événement, en raison de la disponibilité d’installations scientifiques (appareils expérimentaux, laboratoires, salle de conférence), de la proximité des villages Waorani et des commodités offertes.

Yasuni station

Le premier cours qui ouvrait les 50 heures de conférences eu lieu le 22 août. Les réactions ont été très positives. La large interdisciplinarité représentée dans les cours a permis à tous, y compris les conférenciers, d’apprendre de nouvelles choses ou d’adopter de nouveaux points de vue sur l’écologie historique de l’Amazonie

Pour l’École Thématique, L. Brousseau a mis au point un jeu de cartes à modeler (DomestiX) visant à faciliter la compréhension des mécanismes complexes qui régissent l’évolution et la domestication des plantes. À travers ce jeu, les participants devaient domestiquer de nouvelles populations sauvages en améliorant les traits fonctionnels (caractéristiques des fruits, du bois ou des produits chimiques) et en faisant face à divers processus évolutifs naturels, tels que la dérive, la migration et l’adaptation aux contraintes environnementales de différents habitats (forêts de terre, forêts inondées ou savanes).
Ce premier prototype a été déposé à la Maison des innovateurs (INPI, enveloppe Soleau) pour faciliter les améliorations futures et sa diffusion / réutilisation vers et par les universités et les cours d’été dans le monde.

En plus des activités d’apprentissage, cinq cours sur le terrain ont été organisés: une visite des lacs cocas de Yasuni, une promenade ethnobotanique dans la forêt de Terra firme avec des collaborateurs de Waorani, une visite d’une parcelle d’arbres inventoriés de 50 Ha, une visite d’une exemple de bruli-moisissure sur un terrain Waorani et une excursion sur la rivière Tiputini. Toutes ces visites sur le terrain ont été l’occasion de découvrir les environs de la station, les différents écosystèmes, les interactions directes entre les Waorani et la forêt, ainsi que les dispositifs expérimentaux scientifiques de la station. L’aide d’A. Perez, taxonomiste aux arbres à la PUCE, a fait de ces visites un véritable délice naturaliste. Il a également permis aux participants étrangers de mieux comprendre les conflits entre l’extraction de pétrole par les sociétés pétrolières et les territoires autochtones. Ceci a montré comment les peuples modernes interagissaient toujours avec leur environnement et comment concilier le développement économique local et la protection des zones sauvages d’un point de vue écologique restait difficile dans la plupart des régions de l’Amazonie.

Quelques excursions et visites supplémentaires

L’emplacement de cet événement en Équateur offrait également aux participants la possibilité d’approfondir les questions soulevées lors de cette formation et de visiter la région.
Par exemple, l’exposition temporaire organisée au musée d’art précolombien Casa del Alabado à l’occasion des célébrations du 250e anniversaire de la naissance d’Alexander von Humboldt et de la “Casa de la Cultura Ecuatoriana”.

Grâce au grand intérêt des étudiants et des universitaires pour le domaine cet événement scientifique a été très précieux en termes de mise en réseau régionale, de formation interdisciplinaire d’étudiants et d’ouverture d’esprit en général !