L’article (Sophie Fauset et al.) récemment publié dans la revue Nature Communications, voit la participation de 8 chercheurs du LabEx CEBA.
L’extraordinaire diversité des forêts Amazoniennes dissimule le fait que l’abondance des arbres est fortement biaisée en faveur des espèces relativement peu « hyperdominant ». En plus de leur diversité, les arbres Amazoniens ont un rôle important dans le cycle de carbone global en stockant du carbone organique dans la biomasse végétale et en produisant plus de carbone via la croissance et la mortalité des plantes qu’aucun autre écosystème sur terre.
L’équipe, derrière cette étude, a utilisé une base de données unique de 530 parcelles Amazoniennes soigneusement mesurées et identifiées, y compris 223 où la dynamique de la biomasse a été suivie dans le temps. L’intérêt étant d’explorer si l’hyperdominance (l’abondance disproportionnée d’un petit nombre d’espèces) est également pertinente pour les processus écosystémiques. Plus précisément, les questions posées sont si les fonctions de stockage et de production de carbone de la biomasse ligneuse sont concentrées dans un petit nombre d’espèces d’arbres, si les espèces les plus abondantes dominent également le cycle de carbone et si les espèces dominantes sont caractérisées par des traits fonctionnels spécifiques.
L’étude démontre que la dominance du fonctionnement de la forêt est encore plus concentrée dans peu d’espèces que dans la dominance de l’abondance des arbres, avec seulement 1% ou moins de toutes les espèces d’arbres d’Amazonie responsable pour la moitié du stockage de carbone et de la productivité. Alors que ces espèces qui contribuent le plus à la biomasse et à la productivité sont souvent abondantes, la taille maximale des espèces joue également un rôle essentiel.
