Le CEBA est présent à la première rencontre nationale des jeunes chercheurs en écologie chimique, à Montpellier

La première rencontre nationale des jeunes chercheurs en écologie chimique s’est tenue du 5 au 7 juin 2013, à Montpellier. Cette rencontre permet aux jeunes chercheurs en écologie chimique de présenter leurs travaux et de contribuer à la fusion naissante des communautés de recherche travaillant sur l’écologie chimique “terrestre” et “marine”.
Pierre Freyre, étudiant en Mastère 2 Écologie des Forêts Tropicales-UAG, était présent. Il effectue son stage au Laboratoire des Substances Naturelles Amazoniennes (LSNA), au sein de l’UMR Ecofog.
Il a présenté durant le colloque un poster sur le projet de recherche VisualFACT,  porté par Christophe Duplais et financé par le CEBA dans le cadre de l’appel à projets annuels 2013.
Le sujet concerne le rôle de la fluorescence dans l’interaction entre une plante et un pollinisateur. Ce projet est réalisé en collaboration avec un écologue, Julien Renoult (Université de Freiburg), et un photophysicien, Rémi Métivier (PPSM-ENS Cachan).

VisualFact-CEBAL’interaction étudiée est celle entre un papillon, Hemiargus hanno, et une plante, Mimosa pudica

 
L’idée centrale de ce projet est que la fluorescence, c’est-à-dire l’émission de lumière spontanée provoquée par la désexcitation d’une molécule, est observée chez de nombreux organismes vivants. Cependant, peu d’études ont abordé le rôle de signalisation écologique de cette fluorescence. Certaines parties de fleurs peuvent émettre un signal fluorescent, ce qui pourrait constituer un moyen de communication entre les plantes et leurs pollinisateurs, au même titre que la couleur ou les bouquets floraux.
Le projet VisualFACT propose de tester cette hypothèse en alliant l’écologie, la chimie et la photophysique. Les chercheurs du projet ont montré que les anthères de Mimosa pudica sont fluorescentes. Une espèce de papillon lycène, Hemiagus hanno, pollinise M. pudica et cette plante est également son hôte. Cette interaction étroite semblait donc pertinente pour l’étude de l’impact de la fluorescence au niveau interspécifique.
Les chercheurs ont réussi, d’une part, à identifier la molécule responsable de la fluorescence et, d’autre part, à montrer à l’aide d’un test de choix la capacité de Hemiargus hanno à discriminer ce signal. Ces premiers résultats encourageants soulèvent de nouvelles questions fondamentales sur le rôle de la fluorescence dans la signalisation entre espèces.
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Pour en savoir plus :
–   Téléchargez le poster de présentation
–   Rendez-vous sur la page Internet de la rencontre : http://rec2013.jimdo.com/