[Brève CNRS Guyane]
Le projet RainWebs, financé par l’Agence nationale de la recherche, a démarré en Guyane française il y a quelques mois. Plusieurs membres du CEBA participent au projet : Céline Leroy (UMR Ecofog au moment du montage du projet, elle a rejoint l’UMR Amap en octobre 2012), Jérôme Orivel (Ecofog) et Olivier Dézérald (doctorant à Ecofog, sa thèse co-financée par le CEBA et dirigée par Céline Leroy).
Extraction de l’eau retenue au centre de la rosette formée par les feuilles de la broméliacée Aechmea aquilega, dans le but d’échantillonner la faune et les microorganismes aquatiques. Station des Nouragues (site Inselberg), Guyane. © CNRS Photothèque – Claude Delhaye
Son but est de tester, par un système d’expérimentation en milieu naturel, l’impact des conditions climatiques sur des micro-communautés biologiques avec une grande question phare : que se passera-t-il si les forêts tropicales s’assèchent ?
Le modèle choisi est celui des broméliacées, des plantes dont l’agencement des feuilles crée des réservoirs où l’eau s’accumule. Toute une faune de microorganismes et métazoaires aquatiques s’y développe, des réseaux trophiques s’organisent au sein même de la plante.
La Guyane est l’un des trois sites d’étude retenus, avec le Costa Rica et Puerto Rico. Au travers d’un modèle biologique de petite taille et d’une spatialisation de l’expérimentation à l’échelle de l’Amérique tropicale, les chercheurs espèrent atteindre une compréhension intégrée des résultats à plus grand niveau, celui des écosystèmes.